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Info négo no 48

Bref historique du travail fait en négo depuis le dernier info négo du 4 octobre

Si vous n’avez pas eu de nouvelles de l’équipe négo depuis la rencontre du 4 octobre dernier, ce n’est pas qu’il n’y a pas eu de travail effectué mais parce qu’il n’y a pas eu de rencontre avec l’équipe patronale de négociation depuis cette date.

Dans le dernier rapport de rencontre, nous vous faisions part du peu de sérieux démontré par la partie patronale. Les textes déposés par le CPNC représentaient des reculs par rapport au blitz de juin.

Après cette rencontre, Marie Racine, présidente de notre fédération, a contacté le coordonnateur des négociations de la CSQ pour lui faire part de l’état de nos travaux et demander une rencontre politique avec la partie patronale afin de faire le point. Cette rencontre a eu lieu le 18 octobre dernier.

Lors de cette rencontre, nous avons fait valoir le peu d’intérêt de la partie patronale pour régler et la perte de temps lors des rencontres techniques de négociation puisque, pour la partie patronale, toutes les clauses réglées lors du blitz de juin sont reliées à un règlement global. Nous avons donc demandé de poursuivre la négociation à un niveau plus politique. Pour la partie patronale, il reste trop de sujets litigieux pour passer à une table différente. Afin de voir les possibilités d’avancement, il a été convenu qu’il y aurait une rencontre, le 25 octobre, entre les porte-parole et les coordonnateurs des deux parties, l’objectif étant de voir ce qui pouvait être réglé et faire en sorte que la négo puisse s’intensifier.

À la rencontre du 25 octobre, un déblayage à été fait et un certain nombre d’articles pouvant être paraphés ont été identifiés.

rencontre du 1er novembre 2005

Il y a eu rencontre régulière en avant-midi avec la partie patronale, le seul point à l’ordre du jour était le paraphe des dix-huit articles et les quatre annexes suivants :

Articles paraphés

1-2.00            But de la convention collective

2-4.00            Travail à forfait

 3-1.00            Sécurité syndicale

 3-4.00            Libérations syndicales au plan national

 3-5.00             Réunion et affichage

 4-1.00             Information

 4-1.07             Oui au bilan d’utilisation des heures de salariés élèves

             Non au bilan des heures additionnelles du personnel régulier à temps partiel

             Non au bilan du temps supplémentaire effectué

 5-8.00            Mesures disciplinaires

 5-10.00            Assignation provisoire d’une personne salariée à une autre catégorie de personnel

            (personnel enseignant ou personnel professionnel)

 5-11.00            Prêt de service

 6-3.00            Règles concernant l’avancement d’échelon

 6-8.00            Primes sous réserves de la table intersectoriel CSQ et Conseil du trésor

 7-2.00            Horaire de travail

 7-5.00            Jours fériés

 7-10.00            Congé sans traitement

 7-12.00            Allocation de dépenses en y ajoutant entente locale

 7-13.00            Personne salariée handicapée

 10-3.00            Publication

 

 Annexes paraphées

 Annexe 1 (A)            Frais de déménagement

 Annexe 7 (G)       Liste de la zone à laquelle est rattaché chaque collège aux fins de la priorité d’emploi et de la sécurité d’emploi

 Annexe 11 (K)            Travail à distance

 Annexe 23 (W)       Création de postes avec mise à pied temporaire dans des secteurs autres que ceux visés à la clause 5-9.09

 

Tous les autres articles sont en suspens.

 Une rencontre entre les deux porte-parole devait se dérouler en après-midi mais, le document que la partie patronale devait déposer sur les sujets litigieux n’étant pas prêt, la rencontre a été remise au jeudi 3 novembre à 8 h 30.

 La prochaine rencontre technique est prévue le 8 novembre 2005.

Équipe de négociation

Diane Lefebvre, F.-X.-Garneau
Jacques Pétrin, Ahuntsic
Pierre Roy, Lennoxville


Rejet des offres salariales et suspension des négociations

Les négociations à la table intersectorielle ont été interrompues le 17 juin dernier faute de voir un règlement décent être soumis par la partie patronale. La partie syndicale avait déjà cédé beaucoup de terrain en acceptant de moduler ses demandes salariales de 12 % sur un horizon de six ans plutôt que trois. Malgré cela, la partie patronale continuait d’offrir 8 %.

 Le tableau qui suit fait état des demandes syndicales et des offres patronales en juin 2005 ainsi que du pourcentage du taux d’inflation réel et prévu de 2004 à 2010. Notez que les prévisions au niveau de l’inflation ont été faites avant la montée vertigineuse du prix du pétrole.

 

 

 

2004

2005

 

2005

2006

 

2006

2007

 

2007

2008

 

2008

2009

 

2009

2010

 

TOTAL

 

Taux d'inflation

 

1,9%

 

2,2%*

 

2,1%*

 

2%*

 

2%*

 

2%*

 

12,2%

 

Demandes syndicales juin 2005

 

2%

 

2%

 

2%

 

2%

 

2%

 

2%

 

12%

 

Offre patronale juin 2005

 

0%

 

0%

 

2%

 

2%

 

2%

 

2%

 

8%

 

 

 

 

 

 

 

 

* = projection

 

 

 

 

 

 

 

 Présentement, le discours du gouvernement est que son offre de 12 % rejoint la demande des syndicats. Ce qu’il faut comprendre c’est que, de ce 12 %, 4 % serviront à payer les montants dus dans le dossier de l’équité salariale. Il restera donc 8 % pour les augmentations salariales.

 Environ 30 % seulement du personnel aura droit à un réajustement en équité salariale. Ce qui veut dire que les autres 70 %, verront leur pouvoir d’achat diminuer d’au minimum 4,2 %.

 Alors qu’il est normal de s’attendre, lorsqu’on travaille, de voir notre situation financière s’améliorer au cours des années, ce que le Gouvernement « offre » à son personnel c’est de perdre au minimum 4 % de son pouvoir d’achat. C’est pourquoi le 18 juin dernier, le Conseil général de négociation de la CSQ rejetait les offres patronales.

 Il faudrait peut-être remettre les choses en perspective quand le Gouvernement tente d’influencer l’opinion publique en disant que son « offre » représente une somme de 3 milliards de dollars. Sur un salaire annuel de 30 000 $, 2 % d’augmentation équivaut à environ 8,50 $ net par semaine « pas de quoi écrire à sa mère! ».

Marie Racine

Présidente